Un blog d'information pour tous les Macaudais. Chacun peut participer par un commentaire, de façon anonyme, l'adresse IP n'est enregistrée que pour la rédaction afin d'aviter des commentaires tendancieux ou injurieux.
Sur l'autre rive, pas loin de chez nous , les habitants se mobilisent et ont créé une association les oubliés du Blayais .
Je vous mets en copié collé une partie de leur travail et de leurs réflexions .Je tiens à votre disposition leurs coordonnées si certains d'entre-vous souhaite plus de détails .Ecrivez au blog : blogdemacau@hotmail.fr
Question ouverte : De Mortagne à Blaye, de la presqu’île d’Ambes au Médoc de Parempuyre, une future zone d’expansion des crues. Au cœur du Blayais, comme ailleurs, qu’allons nous
devenir ?
Ce document synthétise les éléments factuels et se veut être aussi un document de travail pour l’appréciation des moyens à mettre en œuvre.
Préambule : un peu d’histoire
Le marais Blayais, à l’origine, avait la forme du bassin d’Arcachon :
l’eau entrait et sortait au gré des marées par une passe à coté de l’actuelle centrale nucléaire.
Les bateaux entraient par celle-ci et accostaient à “ Port de Braud ”.
Au XVII, Claude de St Simon à fait construire des digues pour assainir ce secteur.
Sur le principe des digues de l’époque, basé sur celui des bateaux à double coque d’aujourd’hui, deux digues parallèles ont été érigées, cloisonnées par des digues transversales.
Le trait de côte a été alors protégé au moyen d’épis constitués de gabares en fin de vie. Pour son dernier voyage, la gabare chargeait des chutes de pierres aux carrières de Prignac, le
Rigallet ou Marmisson, puis était coulée le long des épis ainsi constitués.
Le trait de côte étant stabilisé, l’emplacement des digues est resté le même de 1648 jusque vers 1940.
Ce système de protection a fonctionné jusqu'à la guerre de 1914. Mais après 1914, l’absence de main d’œuvre et l’arrivée de la mécanisation, a conduit à l’abandon de l’activité gabariére, et
donc des épis.
C’est ainsi que dés 1940 la première digue a été perdue.
Les habitants étant toujours protégés par la seconde digue, le laissé faire a continué jusqu'à aujourd’hui.
Et demain, quel sera le devenir de cette zone ?
CHAPITRE 1 L’ORIGINE : des presqu’îles à la construction des digues
Les presqu’îles
A l’origine le dépôt de sédiments s’est fait à la sortie de l’éperon rocheux de Blaye. En premier les graviers roulent au fond de la Dordogne et de la Garonne, jusqu’à l‘estuaire.
Au dessus les sédiments les plus lourds (le sable) se déposent jusqu’à former un îlot par marée basse. Cet îlot étant découvert ( à marée basse) des plantes poussent.
Les sédiments plus légers(les limons) que le sable se déposent .A ce limon se mélangent des roseaux, des débris jusqu’à former une île haute (cet endroit se nommera plus tard bourrelet de berge,
voir annexe1).
Derrière les eaux se calment. L’endroit est alors propice aux dépôts des sédiments les plus légers (l’argile).
Plus loin encore (le long des coteaux) se forme un no mans land composé de plantes semi aquatiques. Elles se décomposent sous l’eau et forment des tourbières. Cet endroit se nomme marais ou
marécage (annexe2), s’il est noyé sous l’eau.
A marée haute les eaux de l’océan recouvrent ce bourrelet et inondent le marécage derrière. Mais les quantités d’eau sont très importantes : 20 000 ha = 40 millions de m3. Cette masse se
fraie un passage et par la puissance du courant se forme une passe (comme le bassin d’Arcachon) et la naissance de presqu’îles.
En 1600 deux presqu’îles existaient.
L’une partait de Mortagne et s’arrêtait au niveau de l’actuelle centrale nucléaire. L’autre depuis Blaye se prolongeait jusqu’au lieu dit “ Monconseil“ .vers Plassac
La construction des digues
Au XVII, a commencé la construction de deux digues parallèles en procédant par tronçons, chaque tronçon étant fermé par une digue transversale.
Les digues ont débuté aux deux bouts : de Blaye à Mortagne. Elles se sont rejointes au niveau du canal St Georges (La livenne), par un comblement de la passe.
Au fil des années, des avatars de la nature, les niveaux de digue ont été améliorés. Dans les années 1980 (notamment 1984 et 1987) la norme en vigueur pour qu’une digue soit agréé par le service
maritime était 6m90 NGF (Niveau Général Français) au minimum. Si la digue était inférieure à ce seuil, elle n’était pas éligible aux subventions.
Le bourrelet de berge
Ce point étant le plus haut, les digues et l’habitat ont été édifiées sur cette zone haute. Ceci a permis de limiter les besoins en terre.
Pour une digue plus en arrière, le dénivelé naturel du terrain aurait nécessité 1m50 de hauteur de plus par 1000 m de retrait.
Le trait de côte
En premier il a été formé un trait de côte avec les matériaux disponibles, en utilisant le moins d‘énergie possible: les gabarres et les chutes de pierre de carrière.
Chaque gabarre en fin de vie avait le fond percé au préalable. Une bonde en assurait l’étanchéité pour quelques Km.
Les chutes de taille des pierres des carriers étaient chargées au maximum de la capacité de la gabarre qui suivait le courant jusqu’à l’endroit décidé pour former un épi. La bonde enlevée
permettait l ‘échouage à l’endroit pile.
Il suffisait de les entasser en utilisant différents niveaux de marée pour former des épis, lesquels stabilisaient la berge.
La berge ainsi fixée, la stabilité n’était plus remis en cause
.
Le marais mouillé
Ce point le plus bas a été très longtemps délaissé. Il a été le dernier a être cultivé et il n’a jamais été habité.(marais de fours, Anglade)
Ce marais est appelé mouillé car l’eau douce de la Livenne (dés qu’un épisode pluvieux apparaît) se stocke naturellement à cet endroit.
Afin d’utiliser au mieux les ressources naturelles, les anciens avaient imaginé un système qui permettaient aux eaux douces de la Livenne de se répartir naturellement dans l’ensemble du chevelu.
Le débordement sur le terrain étant alors exceptionnel uniquement l’hiver. L’été, l’eau douce se répartissait dans le chevelu, permettait le jardinage en bas des coteaux sur les terres basses du
marais et maintenait la vie piscicole dans les canaux.
CHAPITRE 2 L’EVOLUTION au gré des préoccupations des Hommes
Au départ, La dispersion
A l’origine la volonté était commune : il fallait sauver les gens du paludisme, nourrir la population (année 1800), créer des richesses.
Cette zone était une réserve foncière capitale.
Les hommes qui ont lancé l’idée ont été relayés par d’autres qui ont poursuivis le même but.
Après 1914, les bras ont manqués. Les impératifs ont évolués : là où tous les propriétaires fonciers avaient intérêt à la digue, une partie d’eux s’en sont désintéressés. N’habitant plus là,
certains ont même refusé toute participation.
Là où un gestionnaire unique aurait réglé ce conflit d’usage; l’inaction a conduit à l’effondrement de la logique de développement durable du départ.
Vers 1940 la stabilité du trait de côte a été perdue
Vers 1960 l’ensemble de la petite digue a disparu.
Vers 1980 la deuxième digue, le dernier rempart de protection est en cause.
Les maisons qui était habité par des paysans, ont été cédés à des personnes étrangères à ce milieu.
Puis, le changement de vocation
Parallèlement le monde a évolué.
La disparition du monde paysan (principal protecteur des digues), sa mise sous tutorat de l’administration, a empêché l’entretien des digues par disparition des richesses. Puis par sur
administration.
Les habitants, peu au fait des digues sont restés dans l’ insouciance (puisque jusqu’alors les paysans s’en occupaient), ont découvert que leur habitabilité était en jeu.
Aujourd’hui, les règles imposées
Aujourd’hui les communes, l’intercommunalité, le département, la région ont créés des taxes.
Grâce à la digue, les terrains ont une valeur et produisent un chiffre d’affaire par les activités économiques qu’ils supportent.
Les maisons ont un charme certain, justifiant leur imposition malgré l’absence de commodités (transport en commun, réseaux vétuste,……….).
Alors que les collectivités perçoivent bien les impôts, les investissements sont pratiquement nuls sur cette zone.
En revanche, elles se permettent d’édicter sans concertation des règles qui conduisent les acteurs locaux à l’impossibilité d’assurer la protection des leurs biens qui en rendrait la
jouissance paisible.
CHAPITRE 3 LES FONDEMENTS DE LA CONSTESTATION
La contestation de la version zone expansion
La réunion du comité de pilotage du 31 janvier 2011 à la préfecture de Bordeaux en présence des collectivités territoriales a confirmé nos craintes et le bienfondé de notre mobilisation
active et renforcée ses derniers mois : En projet une zone allant de Mortagne à Blaye une autre concernant la presqu’île d’Ambès et la zone médoc de Parempuyre devait faire office de zone
d’expansion des crues afin de protéger Bordeaux.
Nous continuons de clamer que cette idée d’épandre les eaux de l’océan est une gajure au vu des lois de la physique. Cette constatation est depuis toujours évidente pour les locaux. On ne
peut contenir le débit des eaux de l’océan sur des terres.
Le leurre des habitants
Que laisse-t-on croire aux habitants, sans même leur demander leur avis ?
Après les drames humains, matériels et économiques de la tempête de 1999, nous avions l’assurance que quelque chose serait entrepris par nos décideurs pour assurer la sécurité et la pérennité de
nos lieux de vie.
En confiance, encouragés, subventionnés nous avons reconstruit nos biens détruits. Beaucoup ont emprunté à long terme se projetant dans l’avenir.
Après 1999, l’Etat a alors dans l’urgence refait les digues à un niveau de protection bien inférieur (environ 5m60 NGF). Il manquait déjà 1m30 par rapport à avant la tempête. Mais la version
étant qu’il fallait faire vite, un plan digue suivrait.
Ce plan digue dit Plan Barnier a existé mais n’a jamais été mis en œuvre sur le Blayais. Ne commençait-on pas à leurrer les habitants sur le devenir de la zone ?
Le pot au rose
Pour Xynthia en 2010, il faut se rendre à l’évidence, nous avons inondé pour cause de hauteur insuffisante des digues, entraînant la surverse (et son phénomène bien connu de destruction de
l’ouvrage) ; car il manquait ces fameux 1m30 de niveau de digue qui n’ont pas en 11 ans été reconstitués comme promis après 1999.
Le plan Barnier s’est abîmé avant d’atteindre notre rivage…
Plus que jamais, nous sommes décidés à ne pas laisser passer ce nouveau Plan Digue.
Mais par la lecture du rapport SAGE et du compte rendu du comité de pilotage, nous nous apercevons que c’est bien le contraire qui est envisagé pour nous. Les pouvoirs
publics :
proposent à baisser la hauteur des digues.
n’étudient pas les conséquences humaines (tant psychologiques qu’économiques).
parlent d’instaurer une loi qui nous interdira de nous protéger;
envisagent d’ organiser l’inondation de nos terres et maisons, sans concertation.
n’envisagent pas de nous donner le choix
n’évoque même pas en dernier ressort une expropriation,
n’ont comme seul argument pour assurer notre sécurité au milieu de l’eau leur système d’alerte téléphonique.
CHAPITRE 4
Étude des documents CLE (Commission Locale de l’Eau)
et du document SAGE (Schéma d’Aménagement de Gestion des Eaux)
Ce document comprenant largement plus de 1000 pages en phase d’élaboration depuis 2006 par la Commission Locale de l’Eau (qui comprend 64 membres) apparaît être le document auquel toutes
les institutions se réfèrent.
Les acteurs locaux l’ont entériné comme document de travail.
Ont-ils bien cerné la portée des préconisations prônées par ce rapport ?
Ce rapport est il exempt de toute “ coquille ”
Vous en trouverez ci-après quelques unes qui attisent notre inquiétude.
La description- l’état des lieux
Le 17 mai 2006 à Blaye s’est tenu une commission géographique haute Gironde haute Saintonge.
Celle-ci à déterminée les zones sous influence maritime de l’estuaire (soumises aux marées)
Annexe 1
Elle constate que l’augmentation du niveau de la mer est réel (+13 cm au 20° siècle, + 17 au 21°)
Elle cite le cas de l’abandon de digues à Mortagne. La dépoldérisation (abandon des digues) de 200 ha y est mis en parallèle à l'élévation du niveau de la mer.
Le 21 juin 2006 à Blaye, la commission thématique marais et bassin versant s’est réunie. Elle décrit :
par un plan en coupe, les marais et le bourrelet de berge (annexe 2)
elle enchaîne par une carte (annexe 3) intitulé “ des espaces aménagés ” une description erronée du marais et du bourrelet. Cette zone étant décrite plate sans l’inclinaison
caractéristique des marais de l’atlantique (de l’estuaire vers les coteaux) et dont les altitudes sont hautement contestables.
La carte suivante (annexe 4) “ oublie ” la notion de bourrelet de berge.
Puis elle nous soumet “ les marais lieu d’habitation ” (annexe 5), comme une vérité estuarienne. Cette carte en coupe décrit une situation fluviale bien connue (type vallée de la
garonne). Les contraintes de ces zones sont à l’inverse des zones estuariennes des marais de l’Atlantique. Toujours identique, les pentes décrites sont à l’inverse de la réalité.
Le 28 juin 2006 la commission thématique
Risques naturels et industriels étudie “ le domaine public et l’avant digue ” (annexe 6); avec pour source la Sarl riviere environnement.
Cette description est rigoureusement exacte à notre sens, mais ne parle pas de l’abandon progressif de la protection du trait de côte qui nous a amené à la situation actuelle.
Elle “ oublie ” trois pages du même document (Sarl environnement) concernant le droit de propriété (annexe 7)
A aucun moment est étudié la fixation du trait de côte, évoqué par de multiples ouvrages, dont l’excellent “ Une Ile de l’Estuaire ” (de Michel Aka).
Dans le plan suivant : “ L’Estey et la porte à flot ” (annexe 8) apparaît la notion de limite de propriété privé (s’inspirant largement des travaux de Rivière environnement)
La carte Marais et zone inondable trace la zone basse (en blanc) et décrit parfaitement cette notion de “ bassin d’Arcachon ”. (annexe 9)
Dans ce document apparaît la notion de marais sans digue.
Dans le document de septembre 2007 intitulé : “ état des lieux ” approuvé par la CLE le 15/02/2007 apparaît des notions de débit (page29).
2 milliard 109 000 000 de m3 sont déplacés par marée, par temps calme. Soit l’équivalent de 64892 ha recouvert d’ 1 m d’eau . HORS TEMPETE
Un bref historique rappelle l’insalubrité de cette zone (vecteur de paludisme) appelé d’ailleurs paluds.
Page 164 est relancé l’idée de la dépoldérisation.
Si ce document reprend la notion de bourrelet de berge alluvial (page 165 et 166), il en minimise sa largeur réelle, en contradiction avec la carte (annexe8) fournie précédemment. Nos propos sont
confortés par ailleurs par l’étude pédologique de l’INRA ENITA de 1985 de dietrichs.
Ce document décrit le problème de la durée d’évacuation, des parties basses, des eaux en cas de submersion.
Puis il reprend les mêmes erreurs des documents précédents :
l’oubli de la pente (berge- coteaux)
l’oubli récurrent du bourrelet de berge, pour l’appeler marais desséché.
Il décrit l’élévation de 15 cm du niveau de l’océan pour en conclure qu’il faut baisser le niveau de la digue. Ou la supprimer (page 179)
La dépoldérisation (page 180)
Si l’on en croit le SAGE, la dépoldérisation serait une chance. On entend par ce terme l’abandon des digues et l’envahissement des terres par les eaux de l’océan. Quid des
habitants
D’après le document la dépoldérisdation de Mortagne est un exemple, car ceci a été fait en concertation :
avce le maire
les propiétaires
le conservatoire du littoral
Il semblerait que l’avis du conservatoire soit quelque peu différent (mission d’enquête Xynthia, annexe 11)
Quand aux propriétaires ils ont été “ expropriés ” puisque leur terrain est racheté ; ce qui léve toute opposition.
La partie choix des evenements de référence (page 188) améne aussi une attention particuliére.
“ La courbe de niveau 4 m NGF correspondant à l’occurrence d’un evenement centennal a été retenue ”
Cette phrase semble totalement battue en brêche :
par le rapport de l’ISPN (annexe 12)
par le rapport de l’inspection générale de l’environnement (annexe13)
par plusieurs étude du CEMAGREF et du Service Hydrographique
Il est évident que l’occurrence centennal cité est trop basse :
parce que les évènements exceptionnels sont mesurés avec un marégraphe. Ce qui veut dire que la houle n’est pas prise en compte, alors que sur le Blayais celle-ci est le principal problème.
Parce que l’emplacement de la digue par rapport à la berge influe sur son besoin de hauteur.
Parce que de mémoire locale, de mémoire d’ingénieur, la hauteurs minimum retenues (et qui a fonctionnée) était de 6m90 NGF (annexe 14). D’ailleurs la centrale est à 8m50 NGF aujourd’hui.
Page 192 est évoqué l’occupation de la zone inondable qui présente aux yeux du document très peu de vulnaribilité.
Nous les habitants avons un avis quelques peu différent que la Commission Locale de l’Eau n’a pu entendre puisque ce document a été produit sans concertation, sans enquête de terrain.
Même si nous concédons que nos maisons ont un rique mpoins elevé qu’en vendée (leur altitude moyenne étant à 4m) notre vie est totalement martyrisé par ce type d’événements. Il n’est pas
envisageable que nous subissions ceci mensuellement.
Etude du coût des mesures envisagées dans le SAGE estuaire
A) le coût
- infrastructures
Les digues, plus basses doivent être réalisées en dur. Car le phénomène le plus craint dans les digues est la Surverse.
Le coût estimé d’une digue en dur est de 1 million d’euro le KM.
40 Km = 40 millions d’euro
- expropriation
L’expropriation sera inévitable.
Personne ne peut vivre dans un tel endroit.
1000 maisons. Avec 200 millions d’euro se devrait être possible.
20 000 ha de terres seront incultes 200 millions d’euro seront à rajouter.
- vidange
La vidange de telle quantité nécessitera soit le laisser faire de la nature avec le retour de “ port de braud ”, les bateaux qui y accostent, les employés de la centrale qui se rendent
en navette fluviale à leur emploi, et l’église de St Ciers qui devra protéger ses marches des plus hautes eaux (situation d’avant 1600)
Ou bien d’engager des travaux important pour canaliser les eaux de l’océan le long des endroits que l’on souhaite protéger. Prévoyez la aussi des digues à 1 million le Km car face à de telles
masse d’eau en mouvement les confortements de berge seront considérable. Surtout à l’embouchure( vous en doutez? Visitez le cap ferret, vous comprendrez mieux)
Une embouchure de 4km de large serait nécessaire pour une vidange totale en une marée (si l’ensemble du marais était recouvert)
Pas moins de 80 km de digues vont être nécessaire pour protéger l’embouchure, les principaux points d’accès à la centrale, les villages les plus importants. 80 millions de plus.
B) le danger, les conséquences pour les habitants et les activités économiques
Dans le document SAGE à aucun moment n’est évoqué le danger de telles décisions. D’ailleurs il semblerait que le Préfet de la gironde n’envisage l’étude des conséquences qu’en juillet 2011
(compte rendu comité pilotage annexe 16).
La centrale nucléaire; une île ?
La démoustication ?
Les infrastructures routières, électriques, téléphoniques seront laminés par les courants.
C) La perte des activités actuelles
L’ensemble de l’agriculture va disparaître (40 millions annuels de chiffres d’affaires)
Les impôts fonciers ne seront plus versés aux communes (voir document Riviere et environnement annexe 8) environ 600 000 euro annuels
Biens sûr 300 exploitants agricoles sont concernés, ce qui induira 2100 emplois perdus.
Étude Bordelaise
Les arguments développés oralement sur la protection de Bordeaux semblent non justifiés (Bordeaux est d’une altitude trop élevée pour être soumis à l’influence des marées). Son problème
majeur résident dans les eaux fluviales concomitantes avec la marée haute.
Il serait extrêmement moins coûteux, à notre avis, de créer des zones d’expansion en amont pour stocker les eaux fluviales, ou étudier des portes anti-houles, des barrages fluviaux….. bref toutes
les possibilités offertes par la technologie devraient être mis en parallèle.
Nous reprochons au SMIDDEST (rédacteur des propositions), à la Commission Locale de l’Eau (entérinant ces propositions)une vision partiale sans objectivité car n’ayant étudié qu’une possibilité;
aveuglée, semble t-il, par une confiance absolue à une machine expérimentale, non vérifiée par des experts.
Alternatives existante aux zone d’expansion
Plusieurs villes européennes sont concernées par ce phénomènes de protection à la fois par les eaux fluviales, et par l’océan.
Les deux principales : Londres, Rotterdam
Aucune n’a pris cette option
Une étude européenne intitulé Conception des barrages mobiles et des barrières anti-tempêtes est disponible (AIPCN, groupe de travail GT InCom n°26)
Exemple d’ une alternative
Le coût
Pour Rotterdam le coût a été de 400 millions d’euro
Soit 20 millions d’euro par an.
Le bénéfice
Ce coût est a rapporter aux bénéfices qui sont multiples:
3000 ouvriers pendant sept ans ont été nécessaires.
Les emplois généré, l’activité a relancé l’économie.
les terres économisées ( ont peu estimer que 20 000 ha rapportent globalement à l’économie girondine 40 Millions d’euro de Chiffre d’Affaire et 40 millions supplémentaire dans la
transformation).
les impôts générés représentent environ 1 million d’euro( Impôt fonciers, taxe prof, taxes habitations, taxes marais….).
le tourisme est relancé car le chantier puis les écluses elles même sont sources de curiosité, de besoin de voir.
La zone marais en eau douce sera autrement attrayante que le no mans land envisagé. La ou il y a de l’eau douce , il y a de la vie. La ballade au bord de l’eau, en sécurité sur une digue fiable
est un tourisme simple, inoubliable pour beaucoup.
l’ économie des frais d’expropriation.
l’économie sur le coût des infrastructures digues
la sécurité
La centrale nucléaire et son activité préservée