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On respire les grandes marées sont passées , les alertes aussi, les vents n'ont pas coïncidés avec
l'heure des marées hautes.
L'heure est aux bilans.
En vendée on cherche à définir les zones rouges inondables inconstructibles, les zones à risque
où l'on peut construire avec des précautions.Les zones mortifères , celles où il y eu des morts, et partout où
l'eau est montée à un mètre ou plus dans les maison seront évacues et les propriètaires indemnisés.
Les indemnisaitons proposées ne sont cependant pas suffisantes selon certains.Il risque d'y avoir de nombreux recours.
Chez nous cela a été fait après la tempête de 1999. Des zones ont été délimitées mais on n'a pas pris
de décision de raser l'habitat des zones rouges. On n'a pas pris la décision de mieux les protéger non plus :
pas d'autorisation de surélever le petit muret sur la route du bord de l'eau , pas d'autorisation de faire
la digue d'Issan.
On est aussi resté sur l'idée que l'inondation de 99 était un phénomène exceptionnel, la tempête du siècle
qui ne se reproduirait pas avant un siècle.
Or depuis il y a eu Klauss qui nous a frôlé , et fait beaucoup de dégats dans les londes, puis il y a eu Xynthia.
Maintenant des décisions doivent être prise au niveau de l'entretien et de l'aménagement des digues , des esteys,
des jalles.
Il semble que raser le lotissement de Labarde ne soit pas à l'ordre du jour,mais j'espère alors que l'on
prendra les bonnes décisions pour le protéger.
On ne peux pas laisser les gens vivre dans l'angoisse de la prochaine inondation.Déjà j'ai suivi l'angoisse
des habitants à l'approche des grandes marées, et pendant ces trois derniers jours , il faut des mesures
rassurantes. Ceux qui ont tout perdu, ne doivent pas revivre cela une fois leur maison réparée.
Par contre le problème n'est pas simple : plus de 409 km de digues en Gironde dont la moitié en mauvais
état , sans compter celles qui faudrait construire, Issan n'est pas le seul point à protéger.
En gironde les collectivités locales ne gèrent que 12 pour cent des digues le reste est à la charge de syndicats
mixtes, d'associations syndicales et de propriètaires isolés. La plupart n'ont pas la compétence et surtout pas les
moyens financier de gerér et d'entretenir les digues.
Le maniement des écluses et leur entretien est tombé dans l'oubli comme en témoiigne cette écluse qu'il a fallut
ouvrir avec l'aide de l'armée. Autrefois aussi les jalles et esteys étaient curés chaque année,. On envisage
de curer la Maqueline, aprés septembre pour ne pas gèner la reproduction des poissons, mais envisage-t-on
un entretien régulier ?
Il n'y a aucune gestion d'ensemble des ouvrages hydrauliques, pour norte CDC c'est le syndicat des
bassins versants qui s'en charge, et il manque de moyens pour tout rénover.
Heureusement un outil va bientôt être à notre dispositon : une modélisation des inondations et un référencement de
toutes les digues et ouvrages hydraulique a été fait par le SMIDDESt : syndicat mixte de développement
durable de l'estuaire.
Il va falloir prévoir un plan précisant les zones d'expansion des crues , là ne pas mettre de digues et exproprier
les gens et un plan de prévention pour les habitations à protéger.
Tout cela va être défini par le Plan d'action de prévention des inondations que la préfecture va bientôt
mettre en oeuvre. Nous y mettons donc beaucoup d'espoir, et faisons confiance à notre maire pour défendre
les intérêts de Macau dans les différentes réunions à venir.